Des problèmes psychologiques peuvent déclencher des troubles de l’érection.
Ils sont inévitables dans la mesure où la vie quotidienne offre de multiples motifs d’anxiété et d’angoisse. Ce sont les "pannes" dont parle si bien Stendhal, grand séducteur anxieux, qui en a
souvent souffert.
1) Les soucis conjugaux sont le plus souvent impliqués dans la genèse d’un impuissance. La relation au partenaire est source de fréquentes remises en cause des performances de toutes
natures, dont la performance sexuelle. La déstabilisation se confirme dans la panne brutale. La lassitude sexuelle est aussi en cause en tant que comportement animal qui affecte aussi
l’Homme.
2) La crainte d’échouer n’est pas plus développée chez l’homme mais elle s’exprime de manière plus visible. Cette impuissance de situation survient avec
certains partenaires seulement ou dans certaines circonstances (environnement). La réussite de la masturbation en général n’est pas affectée, ce qui doit rassurer sur le caractère psychologique,
donc réversible de l’impuissance.
3) L’inexpérience et le manque d’information sur le fonctionnement sexuel masculin favorise une impulsivité et des craintes infondées qui nuisent à la maîtrise des
rapports, donc à une bonne estime de soi, source d’anxiété, elle-même source de troubles de l’érection.
4) Les troubles psychiatriques sont de grand pourvoyeurs d’impuissance. Le plus fréquent, la dépression vraie, entraîne une impuissance et un
désinvestissement libidinal caractéristiques : l’homme n’a plus envie de faire l’amour, il ne désire plus les rapports sexuels, quels que soient la ou le partenaires. Les troubles de
l’identité sexuelle sont aussi concernés.
La consultation d’un médecin sexologue permet une prise en charge psychologique et conjugale si besoin. Elle permet aussi de faire le point des troubles organiques
sous-jacents, qui majorent la débandade psychologique.
Après le célèbre Viagra, une nouvelle classe de médicaments fait son apparition pour pallier les défaillances viriles dites dysfonctions érectiles. Il s'agit du chlorhydrate d'apomorphine
commercialisé sous les noms d'Ixense et d'Uprima.
En fait cette molécule est utilisée depuis longtemps dans la maladie de Parkinson et dans certaines intoxications.
Son mode d'action est différent du Viagra puisqu'il agit au niveau central (hypothalamus et voies dopaminergiques). Il n'en a donc pas les contre-indications, en particulier il ne réagit
pas avec les médicaments dérivés de la trinitrine.
Nouveau produit à essayer car Il se présente en comprimés à sucer (si ! si!) dosés à 2 mg et 3 mg, en boîtes de 2, 4 et 8 comprimés. Il n'est pas remboursé par la SS française.
Ce mode d'administration sublingual permet d'obtenir une érection en moins de 20 minutes, d'où des rapports sexuels plus naturels car non programmés à l'avance comme avec le
Viagra (délai d'action d'une heure).
Son élimination rapide permet une deuxième prise éventuelle 8 heures après la première.
Comme le Viagra, son efficacité nécessite une stimulation sexuelle.